
Orchis bouc et ophrys abeille au Parc du Château
Un petit groupe de résidents avait repéré ces orchidées vivaces, terrestres (contrairement aux orchidées exotiques pour la plupart épiphytes, c’est-à-dire poussant sur les arbres) et indigènes. Mais tondues chaque année, on ne pouvait savoir précisément de quelles orchidées il s’agissait, celles-ci n’ayant pas le temps de fleurir. Fabien Bigot, Nicole Jauzein et Juliette Paoli les ont donc repérées, marquées à l’aide de bambous et étiquetées. Plus de vingt orchidées l’ont été.
La surprise du printemps : des orchis bouc (Himantoglossum hircinum) et des ophrys abeille (ophrys apifera). Si elles sont en expansion en Ile-de-France (voir « La flore d’Ile-de-France » de Philippe Jauzein), il fallait néanmoins les protéger. Certaines n’ont pu terminer leur cycle végétatif, d’autres se portent à merveille.
Où les admirer ? Orchis bouc et ophrys abeille se mélangent à l’entrée du parking rue de la Croix-Rouge sur la gauche en entrant, un pied se trouve à droite devant le bâtiment 15.
Des ophtys abeille se plaisent sur le talus herbeux devant le bâtiment 15, côté rue, ainsi que devant le bâtiment 13.
Un pied, isolé, a fleuri derrière l’aire de jeux, un autre a élu domicile le long du petit chemin qui relie le bâtiment 11 et le bâtiment 8 (mais sa fleur a été malencontreusement coupée) .
L’orchis bouc est de grande taille et on l’identifie grâce au grand labelle de ses fleurs.
L’ophrys abeille imite la forme d’une abeille femelle pour être fécondée, mais elle est capable de s’en passer et de… s’autoféconder !
Les orchidées vivent en symbiose avec un champignon microscopique, et l’on ne peut pas les transplanter ailleurs. Il est donc important de les laisser en place. Pour le plaisir des yeux.




